La question revient à chaque premier rendez-vous : « concrètement, il se passe quoi pendant une journée de tournage ? » La vidéo ci-dessus en montre cinquante-deux secondes, tournées sur une vraie journée de production. Voici le déroulé en entier.
Avant la journée : le script
Rien ne se filme sans avoir décidé quoi filmer. On liste les contenus à produire, on écrit les accroches, on choisit les lieux et les tenues. C’est la partie invisible, et c’est elle qui décide du rendement de la journée : avec un plan de tournage, on repart avec vingt contenus ; sans, on repart avec trois et beaucoup de rushes inutilisables.
Le matin : l’installation
- Le repérage de la lumière, qui décide de l’ordre des prises plutôt que l’inverse.
- Le son, si tu parles à la caméra : un micro-cravate change tout, et se règle en cinq minutes.
- Les tenues, préparées et alignées : changer de tenue est le moyen le plus rapide de faire passer une même journée pour plusieurs.
La journée : on tourne par lots
On ne tourne pas contenu par contenu, on tourne par lot. Tous les plans d’un même lieu, puis tous ceux d’un même angle, puis les gros plans. C’est ce qui permet de sortir plusieurs semaines de publication d’une seule journée, au lieu d’une semaine.
Entre deux séries, on tourne du B-roll : les mains, les gestes du métier, les détails du lieu. Ce sont les plans qui serviront de respiration au montage, et ceux qui manquent toujours quand on ne les a pas prévus.
Après : le montage et la livraison
Le montage donne le rythme, ajoute les sous-titres et les accroches, cale les transitions. Tu reçois des vidéos prêtes à publier, au format vertical, sous-titrées, pas des rushes à trier.
Une journée bien préparée couvre plusieurs semaines de publication. Une journée improvisée couvre un après-midi.
