Le B-roll désigne tous les plans qui ne montrent pas quelqu’un en train de parler : une main qui verse, une porte qui s’ouvre, un carnet qu’on referme. Au montage, ce sont eux qui donnent du rythme et de la respiration. Sans eux, une vidéo n’est qu’un visage face caméra pendant trente secondes.
Leur vrai avantage est ailleurs : un plan d’ambiance se réutilise. Une heure de tournage te donne de quoi habiller un mois de publications, ce qui règle la question de la fréquence sans y penser.
Quinze plans à tourner en une heure
- Tes mains en train d’exercer ton métier, en gros plan.
- L’ouverture de ton lieu de travail le matin.
- Un outil précis que tu utilises tous les jours.
- Un produit qu’on déballe, lentement.
- Ton écran pendant que tu travailles, filmé de côté.
- Un carnet, une liste, une écriture à la main.
- Le détail d’une matière : tissu, papier, bois, pigment.
- Une préparation en accéléré, du début à la fin.
- Un déplacement : porte, couloir, rue, entrée.
- Un client de dos, ou ses mains, sans visage.
- Ta lumière préférée du lieu, sans personne dedans.
- Un rangement, un pliage, un geste répétitif.
- Un avant et un après du même cadre.
- Une vue large de ton environnement de travail.
- Toi de dos qui t’installes, ou qui t’en vas.
Comment les filmer pour qu’ils servent
- À la verticale, systématiquement. Un plan horizontal ne se récupère pas pour un reel.
- Cinq à huit secondes par plan, sans bouger la caméra en plus du sujet.
- Un seul mouvement à la fois : soit la main bouge, soit la caméra.
- Toujours quelques secondes de plus que nécessaire, pour laisser du jeu au montage.
Une bibliothèque de B-roll est la seule chose qui te permette de publier une semaine où tu n’as rien tourné.
Classe-les dans un dossier par thème dès le jour du tournage. Un plan qu’on ne retrouve pas est un plan qui n’existe pas.
